Privation et capitalisme

De quoi nous prive la propriété ?

Illustration : Léa Taillefert

Artificialisation des sols, coupes rases, extraction minière… La propriété privée, considérée comme un absolu, apparaît dans beaucoup de cas comme un droit de détruire. Face aux dégâts causés aux écosystèmes et au vivant par les logiques privatives, juristes et philosophes tentent de repenser le droit. Tandis que sur le terrain des militants expérimentent grandeur nature la gestion en commun de la terre.

« 3 750 hectares. Parcelle pour domaine agricole. 800 reais. » Des petites annonces de ce genre fleurissent sur Facebook dans les États brésiliens d’Amazonas, du Pará et du Mato Grosso. Problème : les terres mises ainsi en vente à la découpe pour l’équivalent de 150 euros l’hectare… sont prises en toute illégalité sur la forêt amazonienne. C’est ce que révèlent les journalistes de Forbidden Stories dans une enquête mise en ligne en juin dernier. Vendues à vil prix, ces parcelles destinées à devenir des pâturages pour l’élevage bovin sont ensuite déforestées par des incendies volontaires. Et les failles du système d’enregistrement brésilien, exploitées par d’habiles propriétaires terriens, permettent d’obtenir des documents légalisant l’accaparement rampant de l’Amazonie.

Article issu de notre numéro 60 « La tragédie de la propriété », en kiosque, librairie et sur notre boutique.


Ce pillage rappelle...

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NUMÉRO 62 : FÉVRIER -MARS 2024:
L'écologie, un truc de bourgeois ?
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