Adaptation et gestion de l'eau

Bassines Non Merci : « Le seul plan raisonnable serait d’imaginer un territoire sans maïs »

Johanne Rabier  et Julien Le Guet  au Café du Boulevard,  à Melle, mars 2024
Johanne Rabier et Julien Le Guet au Café du Boulevard, à Melle, mars 2024 Photos : Léa Dang

Un an après les manifestations contre le projet de mégabassine à Sainte-Soline (Deux-Sèvres), Julien Le Guet, porte-parole de l’association Bassines Non Merci 79, et Johanne Rabier, qui milite avec Bassines Non Merci 86, reviennent sur la mobilisation et les raisons qui font des mégabassines un cas emblématique de la maladaptation.

L’usage du terme « maladaptation » date de la fin des années 1990 et s’impose véritablement en 2010. Si les exemples ne manquent pas, c’est autour des « mégabassines » que la lutte s’est cristallisée en France, depuis les manifestations d’ampleur à Sainte-Soline l’an dernier. Est-ce parce qu’on peut résumer en un mot leur inadéquation ?

Article issu de notre numéro 63 « +4°, ça va chauffer ! », disponible en kiosque, librairie et sur notre boutique.

J.L.G. Ce sont d’abord les scientifiques qui ont qualifié les bassines de maladaptation. Nous sommes assez contents de cette évolution linguistique. C’est une victoire, tout comme celle d’imposer le terme de « mégabassines » dans le débat public. Les organisations qui en font la promotion parlent de « réserves de substitution ». J’ai appris que ce terme était utilisé en anglais pour désigner les outils de substitution à la drogue. Nous ne l’avions jamais abordée sous cet angle, mais finalement, l’expression « réserve de substitution » est aussi juste si l’on considère qu’elle est là pour remplir les besoins d’une...

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