Finance et énergie

Finance « verte » : greenwashing en cours

Le monde de la finance a inscrit la question du réchauffement climatique à son agenda ces dernières années. À mesure que le dérèglement climatique s’intensifie, les acteurs oscillent entre « green­washing » de façade et inquiétude réelle pour l’avenir. Ce qui n’empêche pas, pour l’instant, le profit à tout prix de continuer à faire loi.

Le monde de la finance a ses mots bien à lui. Un jargon composé de termes froids ou abscons pour le commun des mortels, mais dont la simple mention peut faire frissonner dans le milieu. Exemple : « risque systémique », employé pour qualifier les dangers que les bouleversements écologiques lui font courir – « risque vital » ou « danger de mort », traduit dans le langage commun. En ce milieu du mois de janvier, c’est un autre mot qui inquiète Natacha Boric, de Finance for Tomorrow : « désordonné ».

C’est le terme-choc mis en avant par le World Economic Forum pour résumer son rapport annuel très suivi sur la perception des risques par les grands décideurs politiques et économiques. Dans le « Global Risks Report 2022 », ces derniers ont placé « l’échec de l’action vis-à-vis du climat » comme la menace la plus importante à moyen terme (2 à 5 ans) comme à long terme (5 à 10 ans), tout en exprimant la crainte d’une transition « rapide mais désordonnée ». Autrement dit, ces élites se préparent à des tensions majeures, voire des chocs brutaux.

« Cette formule m’a marquée, car elle exprime tout ce qu’on chercher à éviter », s’inquiète la responsable des contenus et des publications de cette association de « finance durable » rattachée à Paris Europlace, qui promeut les intérêts de la finance tricolore. Et, de fait, les chiffres...

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