Hors-série L'écologie ou la mort

Les 10 familles de l'écologie politique : L'écologie anti-industrielle

Socialter présente les 10 familles de l'écologie politique dans le hors-série L'Écologie ou la mort. Découvrez l'Écologie anti-industrielle

Ce n’est pas d’un dimanche à la campagne dont nous avons besoin, mais d’une vie moins artificielle. » Cette phrase, qui reflète si bien l’esprit de ce que l’on pourrait appeler le courant anti-industriel ou technocritique de l’écologie, date de... 1937. Trois décennies avant les premiers grands textes fondateurs de l’écologie politique, un jeune enseignant gascon de 27 ans, Bernard Charbonneau, pose ainsi les bases d’une critique libertaire de la modernité. Dans un texte d’une remarquable acuité,« Le sentiment de la nature, une force révolutionnaire », il saisit la mutation à l’œuvre dans la société industrielle et dans son rapport au monde naturel. Son postulat de départ : « Là où la vie est bien près d’être naturelle, il ne saurait guère être question de “sentiment de la nature”. » Ce sentiment, ce « besoin irrésistible » apparaît en réponse à « l’ampleur prise par la révolution industrielle, une transformation profonde de la sensibilité qui ne peut avoir de raison d’être que parce que la vie quotidienne est en train d’être bouleversée ». C’est de la déconnexion d’avec la nature que naît le sentiment qu’elle nous fait défaut, qu’il manque cette part essentielle de notre existence. Et en retour, telle une boucle de rétroaction positive, le désir de « reconnecter » à la nature accroît la destruction de celle-ci. Charbonneau ausculte les parades trouvées par la bourgeoisie pour assouvir ce besoin : scoutisme, naturisme et bien sûr...

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