Perspectives

En 2050, 10 milliards d'hectares à libérer

Illlustrations : Emma Roulette

(4/4) Nouvelles infrastructures routières, développement de l’industrie, étalement urbain… l’espace anthropisé s’étend au détriment des espaces naturels et sauvages abritant la majeure partie de la biodiversité. En 2050, faudra-t-il rapatrier les humains en ville pour réensauvager le globe ?

Quelle place laisser au monde sauvage ? Quelle « bonne » surface faudrait-il libérer pour laisser à la biodiversité une chance de se reconstituer ? Quelle déprise opérer sur les écosystèmes ? Pour répondre à ces questions, un groupe international de chercheurs a réalisé une évaluation de la surface ­terrestre qu’il serait nécessaire de libérer afin de préserver la bio­diversité mondiale et ainsi améliorer la résilience face au changement climatique. Ce projet, nommé « Global Safety Net », pose le constat suivant : la moitié des espaces du globe sont dans un état dit «naturel» ou «semi-naturel» et seulement 15% sont placés sous protection. Les espaces anthropisés, modelés par l’intensification de l’élevage et l’extension des surfaces de culture à partir des années 1800, recouvrent quant à eux 55% du globe

Pour ces chercheurs, les aires protégées devraient pourtant s’étendre sur 50 % de la surface terrestre afin « d’inverser la courbe...

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NUMÉRO 46 - JUIN JUILLET 2021:
Les cadres se rebiffent
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