Surconsommation

Trop c’est trop : en finir avec la surconsommation et les besoins artificiels

Illustration : Benjamin Tejero

Pourquoi n’en avons-nous jamais assez ? Parce que la production de besoins artificiels est consubstantielle au capitalisme, répondent le penseur André Gorz et ses héritiers aujourd’hui. La catastrophe écologique nous force désormais à affronter des questions laissées en suspens : de quoi avons-nous vraiment collectivement besoin, et qu’est-ce qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue.

« Vous rêvez d’activer votre four à distance pour lancer une cuisson peu de temps avant votre retour du travail ? Vous désirez savoir ce qu’il reste dans votre réfrigérateur au moment même où vous faites vos courses en magasin ? »Le « Guide d’achat de l’électroménager connecté » mis en ligne en décembre 2021 sur le site du Parisien laisse entrevoir ainsi quelques-uns des usages domestiques fabuleux enfin rendus possibles grâce à la technologie. Ou encore : « piloter votre thermostat alors que vous êtes au lit, être averti de la fin d’un cycle de machine à laver pendant que vous regardez la TV »... Au-delà des geeks férus de domotique, c’est bien le grand public qui est visé par le marché en plein essor de l’« internet des objets ». Il pourrait entraîner, selon un rapport alarmant du think tank le Shift Project, « un doublement des équipements numériquement connectés dans les dix ans qui viennent ». Et participer, avec le déploiement de la « 5G de masse », à l’explosion des émissions de gaz à effet de serre liées au numérique. 

Il semblerait que, plus...

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est réservé aux abonnés.

En vous inscrivant sur notre site :
* Accès aux articles abonnés pendant 7 jours
* Le numéro "l'avenir sera low-tech" en cadeau

S'inscrire

S'identifier