A compléter

Ils dénichent des innovations et chassent en meute pour le changement

Lancée récemment, la plateforme et communauté "Les Suricates" met en lumière des projets socialement ou écologiquement innovants. Chaque semaine, 10 initiatives sont sélectionnées et livrées au vote du public et à leurs commentaires. Rencontre furtive avec les chefs du clan des Suricates, en mode pattes arrières.

Comment est né le projet Les Suricates ?  
Nous pensons que l’économie doit être transformée pour être davantage au service de l’intérêt général et limiter les externalités négatives. L’équipe des Suricates (3 cofondateurs et 50 modérateurs) est convaincue que de nombreux projets exemplaires existent. Nous en connaissons certains mais nous sommes très surpris par leur manque de visibilité. Ils sont catalogués avec des noms techniques (ESS, innovation sociale, Shared Value…) ou systématiquement associés à des courants politiques (écolo, gauche révolutionnaire...), alors qu’ils essaient avant tout de résoudre les problèmes de tout à chacun. Pour les mettre en lumière, nous nous sommes inspirés de producthunt, une plateforme américaine minimaliste, fonctionnant en « crowdsourcing » et qui marche fort.  

Comment ça marche et quel est votre objectif ?
La proposition de départ est super simple : chaque lundi à midi, vous recevez par email une liste de 10 projets innovants. Après avoir repéré ceux que vous aimez, vous pouvez leur donner un « cœur », les commenter et les partager sur vos réseaux pour leur donner un peu de force et de la visibilité. D’ici quelques semaines, vous pourrez même utiliser lessuricates.fr comme un outil permettant de créer et diffuser vos propres listes (projets, idées, livres, outils…). Nous voulons créer une grande communauté de suricates réunie autour de valeurs humanistes et travaillant pour un monde plus juste. On a même rédigé un manifeste pour expliquer tout ça.


Quels sont les critères pour être adoubé par les suricates ?
Bien sûr, dans un premier temps, on pense tout de suite aux entrepreneurs sociaux, à l’économie verte, collaborative, au commerce équitable. Mais en réalité il n’y a pas de cases. Tout ce qui compte pour plaire aux modérateurs, c’est d’être innovant et de donner envie. Ça passe par une innovation d’usage, de produits mais aussi par une communication plus moderne. Il n’y a aucune barrière à l’entrée, puisque tout le monde peut proposer et déposer – en moins d’1min30 – un projet surla plateforme.


Comment soutenir les projets présents sur la plateforme ?
Comme il ne s’agit pas d’une plateforme de crowdfunding, le meilleur moyen de les soutenir est de consommer leurs produits, utiliser leurs services, participer à leurs événements. Bien sûr, plus les projets auront de « cœurs », plus cela montrera qu’il y a un capital sympathie fort et une adhésion naissante autour d’eux. Plus il y aura de commentaires, plus les feedbacks et retours d’expériences seront nombreux et utiles. Plus il y a aura de partages sur les réseaux sociaux et plus les projets gagneront en visibilité. Mais cela ne remplacera jamais la pérennité de tous ces projets : avoir des clients !


Vous vous dressez souvent sur vos pattes arrière pour voir au loin. Que voyez-vous en ce moment ?
De plus en plus de gens convaincus par un changement de modèle économique, incluant davantage de sobriété et une meilleure répartition des richesses. Dressés sur leurs pattes arrière, les Suricates voient juste en face d’eux une foule d’étudiants de mieux en mieux formés aux pratiques entrepreneuriales et aux nouvelles technologies. Une légion de cadres et managers déçus qui partent en reconversion vers ce type de projets; ce sont les fameux « job out ». Une troupe de grandes entreprises qui cherchent à innover et trouver de nouvelles opportunités dans l’économie sociale et solidaire. Une armada de freelances créatifs qui souhaitent œuvrer pour des projets porteurs de sens. Il ne reste plus qu’à collaborer.





Pour faire partie des Suricates : 
Le site Les Suricates
leur Facebook
et Twitter 

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Numéro 41 AOÛT SEPTEMBRE 2020:
Qu'est-ce qu'on attend pour effacer la dette ?
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