Le cri du ventre

Luttes : le retour de la grève de la faim

Thomas Brail, pendant sa grêve de la faim contre la construction de l'A69 en septembre 2022.
Thomas Brail, pendant sa grêve de la faim contre la construction de l'A69 en septembre 2022. © DR

Elle traverse les frontières et les époques, impose un feuilleton médiatique et exerce une pression morale dans l’opinion publique : la grève de la faim, pratique protestataire née dans l’Antiquité et fondement de la lutte non violente, fait son retour dans l’actualité.

Habituellement fréquenté par une clientèle lorgnant ses vitrines impeccables, le boulevard Saint-Germain est gagné par une énergie différente ce samedi de septembre. Au sommet d’un platane, un homme immobile, retenu par un baudrier, détourne toute l’attention. Sourcils froncés, les touristes s’en approchent avec prudence, trahis par les cliquetis de leurs appareils photo. Au pied de l’arbre, les plus convaincus campent depuis quelques heures déjà, sans lâcher d’un œil le ministère de la Transition écologique, situé sur le trottoir d’en face.

Entretien issu de notre numéro 61 « Reprendre les choses en main », en kiosque, librairie et sur notre boutique.

La revendication inscrite sur une immense banderole interpelle chaque passant : « Grève de la faim depuis le 31 août - #MoratoireA69 ». Avec treize autres militants écologistes, Thomas Brail, arboriste-grimpeur originaire du Tarn et créateur du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA), a cessé de s’alimenter pour obtenir l’abandon de la construction de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres, qui menace...

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