Agriculture urbaine et métropolisation

Cultiver des potagers, contester la métropole

Illustration : Kévin Deneufchatel

Rompant avec l’image des potagers urbains symbolisant une écologie bobo inoffensive, la géographe Flaminia Paddeu démontre qu’ils s’enracinent dans une histoire populaire tournée vers la subsistance. Dans la lignée de son ouvrage Sous les pavés, la terre. Agricultures urbaines et résistances dans les métropoles (Seuil, 2021), Flaminia Paddeu soutient que ces espaces stratégiques de l’autoconsommation peuvent être des outils d’émancipation et de transformation politiques, s’ils savent cultiver des alliances avec les paysans nourriciers et d’autres formes d’alternatives rurales.

C’était à une soirée, je parlais avec un type que je connaissais un peu, on échangeait sur nos recherches respectives. Alors, me dit-il, c’est toi qui bosses sur les carottes et les navets en ville ? Au détour d’une petite phrase assassine, voilà mes dix années d’enquête à travers les potagers des métropoles réduites à quelques légumes-racines un peu terreux – lui travaille sur les briques et le capitalisme, ça fait tout de suite plus sérieux. Sous-entendu les potagers ça n’intéresse que les bonnes femmes, les bobos tendance colibris et les apprentis bifurqueurs.

Texte à retrouver dans Bascules #3 - 10 propositions pour un tournant radical, en kiosque, librairie et sur notre boutique.

Sous-entendu c’est bien joli les jardins, mais ça doit produire au mieux quelques radis, c’est pas comme ça qu’on va nourrir le monde et sauver la planète. D’ailleurs, ne dit-on pas que « l’écologie sans lutte des classes c’est du jardinage » ? Dans un bel effort de mansplaining à peine voilé,...

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