Villes et adaptation

Réchauffement climatique : la fin des jardinières ?

Photos : Aurélie Slonina

En béton, en bois ou en acier, elles sont un incontournable de nos paysages urbains. Les jardinières, petit condensé de nature domestiquée, apportent des nuances de vert à la ville, à l’heure où la végétalisation est érigée en sauveuse du climat. Cet été, dans de nombreuses communes, elles ont été décrochées. Le début de la fin ?

Suspendues au balcon d’un banal immeuble des Yvelines, d’étonnantes jardinières de géraniums dessinent quatre lettres majuscules en rose, rouge et blanc : « WILD ». Un message pas vraiment raccord avec le support floral composé de bacs en résine synthétique et portants en acier, avec arrosage automatique. « Les jardinières relèvent d’une nature très contrôlée par l’homme, quasi surnaturelle, en contradiction avec le désir de nature sauvage », relève l’autrice de l’installation, l’artiste Aurélie Slonina. Ses œuvres explorent les hiatus de la « nature urbaine », avec une prédilection pour son réceptacle le plus emblématique, la jardinière, ce « concentré visant à composer une nature idéale, dans lequel pourtant le végétal ne s’exprime absolument pas librement ».

Article issu de notre numéro « Êtes-vous éco-anxieux ? », en kiosque en octobre-novembre, librairies et sur notre boutique.


Le petit îlot vert est un habitué de ses aquarelles et de ses sculptures, tantôt détourné à des fins sécuritaires (

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NUMÉRO 54 : OCTOBRE-NOVEMBRE 2022:
Êtes-vous éco-anxieux ?
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