Botanique et science

Marc Jeanson, esthète et botaniste à l’ancienne : « avec les plantes, la connaissance n’épuise ni la beauté ni le mystère »

Photos : Marie Rouge

L’ancien directeur de l’Herbier national de Paris s’apprête à rendre les clefs du Jardin Majorelle à Marrakech (Maroc), dont il a été le directeur botanique durant plus de trois ans. Persuadé qu’il faut réussir à nommer le monde pour le protéger, et fasciné par les pionniers de la discipline, il défend une vision ancienne du métier de botaniste : à la croisée de la science, de l’art et des récits d’aventure.

Marc Jeanson a toujours admiré les « mono­ma­niaques ». Ces savants à demi fêlés, aux bureaux poussiéreux et un brin austères, qui habitent les laboratoires scientifiques et consacrent leur vie entière au même sujet d’étude : une météorite, une bactérie, la danse nuptiale d’un oiseau tropical. Un jour, au milieu des années 2000, l’un d’eux lui a confié son premier job universitaire. Dans les couloirs du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris (MNHN), on surnomme ce professeur de botanique « la Chèvre ». Un homme tellement myope, qu’il devait « coller sa tête tout contre les feuilles des plantes » pour les observer. Le jeune homme doit trier les casiers de l’Herbier de Paris, au rayon feuilles et fruits des bombacacées – la famille des baobabs. Ici, des millions de plantes séchées s’entassent sur plusieurs étages, où circulent d’autres « Mono­maniaques ». Marc Jeanson est magnétisé : en 2013, il y est nommé responsable des collections. 

Article à retrouver dans notre numéro 58 « L'empire logistique », en kiosque, librairies et sur notre boutique.


Lui...

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