Bail emphytéotique

Les écohameaux toujours en proie à l'hostilité des élus

L’appétence pour les logements mobiles, démontables et écologiques ne fait que croître chez les populations urbaines, a fortiori depuis le début de la pandémie. Pourtant, passer du projet à sa réalisation reste un chemin de croix administratif et juridique, qui en décourage plus d’un.

Les membres de l’association Hameaux Légers rêvaient de trouver un terrain où implanter leur projet d’écohameau. C’est chose faite : ce sera à Saint-André-des-Eaux, minuscule commune de 339 habi­tants située dans les Côtes-d’Armor. C’est lors d’une rencontre autour de l’habitat réversible, coorganisée le 1er octobre 2020 avec le réseau engagé Bruded, une association de maires ruraux bretons, que l’équipe a fait la rencontre des élus de Saint-André-des-Eaux. « Ils étaient à la recher­che de repreneurs pour le café l’Éprouvette, mis en vente depuis deux ans, témoigne Xavier ­Gisserot, cofondateur des Hameaux Légers. Ils nous ont fait comprendre que si ce commerce ­fermait, c’était la commune qui mettait la clef sous la porte. » Le groupe d’amis aux professions variées et issus principalement de milieux urbains y a trouvé le Graal : un bail emphytéotique – le premier de la région pour ce type de projet. 

Trois ans plus tôt, l’association Hameaux Légers fait la rencontre d’Alain ­Gibert, alors maire de Rocles, une petite commune d’Ardèche. C’est lui qui tente pour la première fois de créer un cadre légal à ce type de projet : « Il y a sept ans environ, bon nombre de personnes aux revenus modestes ont souhaité s’installer dans la commune, se remémore ­l’ancien édile. Il n’était pas question de construire une zone pavillonnaire et nous...

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NUMÉRO 46 - JUIN JUILLET 2021:
Les cadres se rebiffent
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