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Contre le gaspillage alimentaire, les cantines scolaires bouillonnent d'idées

Le 16 octobre, c'était la journée mondiale de lutte contre le gaspillage alimentaire. Un problème encore important qui peut se résoudre par la mise en place d'actions dans les établissements de restauration collective, et notamment les cantines scolaires.

Chaque année, sur les trois milliards de repas distribués au sein de la restauration collective en France, on en compte un million perdus à cause du gaspillage alimentaire. Selon l’Ademe, cela représente 540 000 tonnes de nourriture jetées par an.

Depuis le 1er septembre, dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), les établissements de restauration collective gérés par les collectivités doivent mettre en place une démarche de lutte contre le gaspillage alimentaire. Concrètement, 1100 établissements scolaires ont mobilisé leurs cuisiniers, leurs élèves ou leur équipe pédagogique pour mettre en place des actions : sensibilisation (avec des affiches), formation (au logiciel de suivi des pertes) ou  équipement (en diversifiant la taille des assiettes, par la mise en place de potagers éducatifs, de table de tri des déchets…).

En Isère, pour lutter contre le gaspillage alimentaire, les repas ont été adaptés à l’équilibre nutritionnel et à l’appétit des convives. Les quantités produites et la production du nombre de repas ont été réduites pour être calibrées selon les besoins. Et les premiers résultats sont déjà encourageants. Le conseil départemental a réduit d’un tiers ses pertes et les gaspillages alimentaires au sein de ses 96 collèges, soit une économie d’un million d’euros par an.

En Wallonie, une nourriture “durable” à la cantine

En Belgique, depuis le mois de septembre, les cantines des établissements scolaires de Wallonie ont décidé d’aller plus loin. Le projet “Les Cantiniers” prévoit de favoriser le bio, le “durable”, le “consommer local” dans la conception des repas, via des ambassadeurs “cantiniers” (professeurs, directeurs, éducateurs, cuisiniers). Parmi les établissements, l’Athénée Jean d’Avesnes à Mons, par exemple, prévoit de valoriser le travail des élèves de la section horticole. Leur potager, quasiment 100% bio, alimente la cantine en fruits et légumes.

 

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Numéro 41 AOÛT SEPTEMBRE 2020:
Qu'est-ce qu'on attend pour effacer la dette ?
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