A compléter

Faso Soap : savon anti-paludisme cherche financeur dans la foule

La start-up burkinabé rêve de commercialiser son savon anti-moustiques en Afrique de l'Ouest pour éradiquer le paludisme. Faute de soutien financier des grandes organisations de santé, Faso Soap en appelle au crowdfunding.

Faso Soap, arme antipalu à bas prix” (Libération), “Un sapone rivoluzionario per combattere la malaria” (Today), “Students invent award-winning soap to tackle malaria” (CNN)… La fièvre des journalistes laissait présager une véritable success story pour les jeunes créateurs de Faso Soap lorsqu’ils ont remporté, en 2013, la Global Social Venture Competition – concours international récompensant la création d’entreprise à impact social ou environnemental.

L’innovation méritait bien tous ces beaux titres. Pour tenter d’éradiquer le paludisme qui fait 600 000 morts chaque année, Gérard Niyondiko et Moctar Dembélé, à peine la vingtaine, ont mis au point un savon fabriqué à base de citronnelle, de karité et autres herbes. Baptisé Faso Soap, il permet de repousser les moustiques – principal vecteur de contamination et première cause de mortalité sur le continent africain – jusqu’à 6 heures après usage.


Crowdfunding : 30 000 euros pour 100 000 vies

Utilisé au quotidien pour se laver, faire sa lessive ou le ménage, le savon est l’un des rares produits présents dans 95% des foyers d’Afrique. En substituant le Faso Soap au savon ordinaire, la lutte contre la maladie devient un geste banal. Les populations paupérisées n’auraient plus à sacrifier leurs revenus à l’achat de sprays anti-moustiques hors de prix, ni même à changer leurs habitudes de vie.

 


Le savon révolutionnaire a bien moussé dans les médias, un peu moins dans les villages africains. Désormais incubé dans la Fabrique à Ouagadougou (Burkina Faso), Gérard Niyondiko se démène depuis deux ans pour obtenir des subventions qui lui permettraient de faire aboutir la recherche, élaborer des prototypes, mener des tests et une étude de comportements. Il ne suffirait que de 30 000 euros.

Essuyant les refus des grandes organisations et ONG, la petite équipe de Faso Soap s’en remet désormais aux particuliers pour les soutenir. Ils lancent ce 12 avril une grande campagne de crowdfunding sur Ulule. “100 000 vies” : c’est son nom, et le nombre de personnes qu’ils souhaitent sauver d’ici 2018 grâce à leur invention.

 

Pour soutenir la campagne : http://fr.ulule.com/100000vies/

En savoir plus sur le site de Faso Soap

 

Suivez toutes les news de l’innovation sociale sur notre page Facebook

Abonnez-vous à partir de 39€/an

S'abonner
Numéro 41 AOÛT SEPTEMBRE 2020:
Qu'est-ce qu'on attend pour effacer la dette ?
Lire le sommaire

Les derniers articles