Vous participez toutes les deux de façon différente au renforcement des luttes en vous occupant du volet « anti-répression ». En quoi votre implication est-elle essentielle auprès des collectifs ?
Chloé Chalot La répression pénale est une des façons, pour l’État, d’empêcher les luttes d’être victorieuses. En affaiblissant leurs membres individuellement, elle les empêche d’agir. L’anti-répression consiste donc à les protéger pour les rendre les moins vulnérables possible.
Sofia Pour nous, faire de l’anti-répression est hautement politique : cela nous donne les capacités de lutter sur le moyen et le long terme. Dans la legal team, nous accompagnons les collectifs pour qu’ils s’approprient leurs droits et anticipent au mieux la répression policière et les suites judiciaires.
Article issu de notre hors-série « De la lutte à la victoire », en librairie et sur notre boutique.

C. C. En tant qu’avocate, faire de l’anti-répression signifie être présente avant, après et surtout pendant les mobilisations. Il faut pouvoir intervenir auprès des personnes qui pourraient être la cible de répression au moment où elles sont le plus vulnérables, c’est-à-dire lors d’un contrôle policier, d’une garde à vue ou, dans le pire des cas, après une blessure par une arme de la police.
S. Côté legal team, notre travail consiste à soulager les collectifs d’une partie de la charge administrative pour qu’ils puissent mettre de...