«Tu casses, tu répares. Tu salis, tu nettoies », affirmait Gabriel Attal lors de sa déclaration de politique générale en 2024. En sera-t-il de même pour les pollueurs ?
Article issu de notre n°74 « Qui paie le prix des pollutions ? », disponible en kiosque et librairie et à la commande et sur abonnement.
C’est en tout cas ce qu’espère l’association Notre affaire à tous, qui a assigné en justice, le 29 janvier, les entreprises Arkema et Daikin, productrices de « polluants éternels » – les PFAS, substances extrêmement toxiques et résistantes dans l’environnement. L’objectif ? Obtenir 36 millions d’euros dans l’espoir d’appliquer le principe de « pollueur-payeur ». Car les coûts nécessaires pour venir à bout de la contamination massive aux substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées dans l’environnement sont astronomiques.
Un rapport de la Commission européenne, publié le 29 janvier 2026, estime les coûts théoriques de la dépollution entre 330 milliards et 1 700 milliards d’euros d’ici à 2050 pour le continent européen. Pour la France, ce coût est évalué entre 710 millions et 12 milliards d’euros annuels, selon le Forever Lobbying Project, une vaste enquête collaborative menée par 29 médias répartis dans 16 pays d’Europe. Si l’association Notre affaire à tous tente de mettre fin à l’impunité industrielle, le gouvernement choisit quant à lui d’avancer main dans la main avec...