Portraits

4 citoyens en lutte contre les ravages de l'agro-chimie

Vigneron, scientifique, syndicaliste et citoyen inquiet, découvrez 4 portraits et quatre manières de lutter dans un monde qui nous empoisonne.

Louis Delon 48 ans • Rhônes-Alpes


« Les molécules se diffusent-elles jusque dans nos sols et nos légumes ? À quel point nos territoires sont-ils contaminés ? »

Attablé pour une longue soirée, Louis Delon classe 215 échantillons de terre, issus de 60 communes situées autour de Lyon. Avec l’aide des membres d’Ozon l’eau saine, un groupe de riverains inquiets après les révélations de 2022 par France 2 sur les rejets de per- et polyfluoroalkylés (PFAS), par des usines comme Arkema et Daikin à Pierre-Bénite, il les répartit dans des petits sacs de congélation. Une fois plein, le colis est expédié au Canada pour mesurer la teneur des sols en PFAS, autrement appelés polluants éternels.

Article issu de notre n°74 « Qui paie le prix des pollutions ? », disponible en kiosque et librairie et à la commande et sur abonnement.

Résultat : 20 PFAS sont détectés dans 10 % des prélèvements, sur les 80 recherchés. « Il existe une corrélation entre la concentration de certains perfluorés et la distance aux usines », explique Louis Delon sur la plateforme Medium, où il partage régulièrement ses analyses. Très diffuses, ces substances toxiques se propagent dans l’eau, les sols ainsi que les aliments dans de nombreuses communes du territoire. 

Cofondateur d’Ozon l’eau saine en 2022 et maraîcher bio à Chasses-sur-Rhône depuis 2020, il joue un rôle moteur dans la construction de cette démarche collective....

Débloquez cet article gratuitement !

Débloquez cet article gratuitement !

Accédez à cet article en vous inscrivant sur notre site :
* Accès aux articles abonnés pendant 7 jours
* Notre numéro "À quoi devons-nous renoncer ?" offert en pdf

S'inscrire

S'identifier

Soutenez Socialter

Socialter est un média indépendant et engagé qui dépend de ses lecteurs pour continuer à informer, analyser, interroger et à se pencher sur les idées nouvelles qui peinent à émerger dans le débat public. Pour nous soutenir et découvrir nos prochaines publications, n'hésitez pas à vous abonner !

S'abonnerFaire un don

Abonnez-vous à partir de 3€/mois

S'abonner
NUMÉRO 75 : AVRIL -MAI 2026:
Peut-on être en désaccord sans se haïr ?
Lire le sommaire

Les derniers articles