Adieu à la technophilie

Les ingés ont-ils changé de camp ?

Illustration : Paul Paetzel

Depuis quelques années, la question écologique fait une entrée fracassante dans les écoles d’ingénieurs. Luttes sur les campus, remise en cause de l’idée de croissance infinie, reconversions professionnelles… Les agents de la « société technicienne » sont-ils en train de se rebeller contre elle ?

Cet article est à retrouver dans le N°46 nouvelle formule.

Ils abandonnent leurs rêves de construire des fusées pour travailler dans l’associatif. Ils lâchent leur carrière dans l’industrie, écrivent des tribunes technocritiques et manifestent sur leur campus. Ils sont ingénieurs, encore étudiants ou fraîchement diplômés, et ils s’engagent pour l’écologie après avoir pris conscience, plus ou moins brutalement, de l’ampleur de la crise. Combien sont-ils ? Les données manquent pour évaluer l’ampleur du phénomène, mais les signes se multiplient. Ces jeunes ingénieurs en rupture sont de plus en plus nombreux et visibles. Dernière illustration début 2021, à Thiverval-­Grignon (Yvelines), où le campus d’AgroParisTech, la plus prestigieuse école d’agronomie du pays, a été bloqué trois semaines par des étudiants de première année. Le site et ses 290 hectares de forêt et de terres agricoles doivent être vendus, mais un groupe d’étudiants craignant une bétonisation du paysage – et déçus de n’avoir pas été écoutés jusqu’ici – organisent mi-mars une assemblée générale. « Jusqu’au dernier moment, on a pensé que la majorité ne voterait pas le blocage », se rappelle Elsa, 21 ans, l’une des meneuses. Résultat : 70 % d’approbation, et un blocage renouvelé jusqu’à...

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est réservé aux abonnés.

En vous inscrivant sur notre site :
* Accès aux articles abonnés pendant 7 jours
* Le numéro "l'avenir sera low-tech" en cadeau

S'inscrire

S'identifier

Abonnez-vous à partir de 39€/an

S'abonner
NUMÉRO 47 - AOÛT SEPTEMBRE 2021:
ÊTES-VOUS ÉCOFÉMINISTE ?
Lire le sommaire

Les derniers articles