Joseph Andras : « J’aspire à un socialisme large et composite, qui sait ouvrir les bras à la personne qui vient politiquement d’ailleurs. »

Contre le sentiment d’enlisement et les querelles sans visions qui minent les gauches et le mouvement écologiste, l’écrivain Joseph Andras sonne le rappel : il est temps, à nouveau, pour le camp de l’émancipation de voir grand. Et de se donner, comme il y invite dans La Vie bonne. Notre socialisme (Divergences, 2026), un projet commun à la mesure du désastre écologique, de l’effondrement démocratique, de l’implosion inégalitaire de nos sociétés. Cet horizon, c’est pour lui celui que portent depuis deux siècles les voix multiples de la vaste tradition socialiste internationale, dont il convoque de nombreuses figures féministes, afro-américaines, anticoloniales trop souvent méconnues… Alors qu’en France le mot est devenu un véritable anathème dans certaines discussions politiques à gauche, son livre pose une question provocante : doit-on (re)devenir socialistes ?






