Malgré la neige qui est tombée dru en ce début de mois de janvier, la salle est comble à Artois Expo, le centre des congrès de la ville d’Arras (Pas-de-Calais). Au-dessus de la scène centrale, dans une vaste pièce baignée d’une lumière bleutée, trois écrans géants projettent un clip sur une musique entraînante, jalonné de slogans – « Puiser la vie », « Canaliser l’énergie », « Ressourcer l’esprit ».
Les images s’enchaînent en rythme : des ados jouent au bord d’un lac, un retraité pêche, une jeune fille saute dans une flaque. « Bonne année 2026 dans le Grand Arras », conclut la vidéo. Applaudissements. « L’eau, c’est la vie », martèle, réjoui, Frédéric Leturque, maire d’Arras et président de la communauté urbaine (CUA), à son public. « Parfois, on lit des choses qui font douter. Moi, je le dis sans ambiguïté : grâce à la performance de notre réseau, nous garantissons aux habitants une eau de très bonne qualité. »
Reportage issu de notre n°74 « Qui paie le prix des pollutions ? », disponible en kiosque et librairie et à la commande et sur abonnement.
Quelques semaines plus tôt, la CUA, qui regroupe 46 communes des Hauts-de-France pour un peu plus de 109 000 habitants, reconduisait pour neuf ans le contrat de concession de service public pour la gestion de l’eau avec la Société des eaux du Grand Arras, filiale du groupe Veolia. Assise au premier rang,...