Parc des expositions, Caen, 18 avril 2026. Il est bientôt 16 heures quand s’achève le gargantuesque banquet du Canon français1. Des milliers de convives sont venus de toute la Normandie pour vivre la folle ambiance des banquets dont les making of cumulent des millions de vues sur les réseaux sociaux. Si les ventres sont bien remplis par le kilo de nourriture promise, l’heure n’est pas à la sieste.
Dans la rue, certains participants s’en prennent à des passants ou poussent des chansonnettes à la gloire de Jordan Bardella2. Des saluts nazis sont repérés par la caméra cachée du journal Libération. Sur Instagram, les commentaires des participants trahissent la couleur nationaliste et raciste de l’événement. « De la bonne cochonnaille avec des bons canons de rouge de notre terre, la France ! », écrit @septar0126. « Et dans ce genre de banquet, on évite la présence de personnes indésirables… », renchérit Pierre. Un enthousiasme qui doit être tempéré par les organisateurs, à en croire la charte du Canon français : « Ne pas imposer ses idées politiques aux autres canonniers. Cela concerne aussi les chants choisis et les accessoires politiques ou associatifs qui n’ont pas leur place au sein de la communauté. »
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