«Vers la mi-septembre, ces bateaux arriveront près des côtes de Gaza. Si, ne serait-ce que pendant vingt minutes, nous perdons le contact avec nos camarades de la flottille, nous bloquerons toute l’Europe : depuis les quais de Gênes, plus un seul clou ne partira, ce sera une grève globale. » La promesse est scandée le 30 août par Riccardo Rudino, un docker italien membre du Collectif autonome des travailleurs portuaires (CALP), affilié à l’Unione Sindacale di Base (USB), syndicat italien d’obédience communiste.
Sa prise de parole, devenue virale sur les réseaux sociaux en quelques heures, est intervenue à la veille du départ de la Global Sumud Flotilla, une cinquantaine de bateaux naviguant vers Gaza pour fournir de l’aide humanitaire à la population civile, à l’heure où une commission de l’ONU conclut à un génocide dans l’enclave.
Article issu notre n°72 « L'industrie de la destruction » disponible en kiosque, librairie, à la commande et sur abonnement.

Quelques jours plus tard, les travailleurs portuaires de Gênes tiennent leur promesse : ils votent la grève générale pour le 22 septembre après que l’un des bateaux de la flottille a subi une attaqué par drone commanditée par l’armée israélienne. Les dockers génois sont rapidement soutenus par les raffineurs brésiliens et les dockers du port de Barcelone, d’où la Global Sumud Flotilla est partie.
Sur la seule journée du 22 septembre, la grève...