Palestine « Il y a une généralisation du recours au délit d’apologie du terrorisme pour réprimer des délits d’opinion »

Mathilde Panot, Rima Hassan, Anasse Kazib, mais aussi des syndicalistes CGT ou de simples citoyens, soutiens de la cause palestinienne, ont été inquiétés et parfois condamnés depuis 2023 pour « apologie du terrorisme ». Face à ce qui est perçu comme un dévoiement de la lutte antiterroriste, les députés insoumis ont déposé en novembre 2024 une proposition de loi pour abroger cette infraction. Pour Julie Gonidec, avocate en droit des étrangers et en droit pénal, membre du Syndicat des avocats de France, qui travaille sur plusieurs de ces affaires, ce délit aux contours flous constitue en effet une grave menace pour la liberté d’expression.






