Le thermomètre s’envole encore une fois en cette rentrée 2026 : 40,3 °C dans le Tarn un 6 septembre ! Dans le sud de la France, les élèves retrouvent leurs classes surchauffées. Les travailleurs extérieurs sont confrontés au même risque de déshydratation qu’en mai et juin, aux mêmes maux de tête et à la fatigue physique et psychique de cet été interminable.
Les agriculteurs, déjà accablés par les semaines de surchaleur estivale et de sécheresse, perdent pour certains ce qu’il reste de leur récolte. Les pompiers sont toujours mobilisés par les alertes incendie. Les arbres flétrissent et se défeuillent, les animaux sont en souffrance.
Tribune issue de notre n°77 « Comment sauver notre avenir climatique ? », disponible en kiosque, librairie et à la commande.

Canicules « FLIP »
L’été 2026 incarne de manière très concrète ce que représente à peine + 1,4 °C de réchauffement planétaire moyen (soit environ + 2 °C sur la France) par rapport à la période pré-industrielle. Désormais, ces quelques dixièmes de degré moyens supplémentaires ouvrent dangereusement le champ des possibles climatiques et boostent les chaleurs extrêmes.
Plus le réchauffement s’intensifie, plus les canicules deviennent fréquentes, longues, intenses et précoces. « FLIP », c’est l’acronyme que j’ai créé lors de la canicule de mai 2026 pour nommer ces épisodes de chaleur. Une façon aussi de dire l’angoisse légitime que...