En 1852, Annibale de Gasparis s’affaire à scruter la ceinture entre Mars et Jupiter, quand soudain un immense astéroïde en orbite lui apparaît. Émerveillé par cette découverte, l’astronome italien décide de le baptiser Psyché, en hommage à la déesse grecque de l’âme. Plus d’un siècle et demi plus tard, le planétoïde Psyché ne s’est pas estompé dans les imaginaires. Au contraire, il est devenu l’une des obsessions de la communauté spatiale.
Car cet astéroïde de 226 kilomètres de diamètre serait composé jusqu’à 60 % de métal, rendant crédible l’idée qu’il s’agirait d’un noyau résiduel de planète n’ayant jamais vu le jour. Et si les astronomes l’appréhendent comme un objet d’étude inestimable pour comprendre la formation de planètes telluriques comme la Terre, d’autres l’envient comme une source potentiellement inépuisable de ressources. Riche en fer, nickel, or et palladium, Psyché concentrerait en effet l’équivalent de millions d’années de la production annuelle de ces minerais et des dizaines de trillions de dollars (soit des milliards de milliards).
Article issu de notre n°71, à retrouver en kiosque, librairie, à la commande et sur abonnement.

Pour l’heure, tous ces chiffres et promesses ne sont que des hypothèses et des estimations, et seul le projet en cours d’une sonde spatiale de la NASA (lancée en 2023 et supposée arriver à destination en 2029) pourra aider à y voir plus clair....