CleanCup, la machine qui éradique les gobelets jetables

CleanCup, la machine qui éradique les gobelets jetables

Alternative durable à l'utilisation de gobelets jetables en plastique, la CleanCup est une machine à moindre impact environnemental qui distribue et lave des verres réutilisables.

C’est au cours de ses études à l’EM Lyon que l’idée de la CleanCup est venue à Eléonore. Lassée de voir les poubelles de la cafétéria débordées de gobelets jetables, que les étudiants utilisaient à répétition plusieurs fois par jour pour ne boire que quelques gorgées d’eau, la jeune femme a souhaité trouver une solution pour mettre fin au gâchis environnemental causé par les gobelets à usage unique.

Pour rappel : ce sont plus de 4 milliards de gobelet jetable qui sont utilisés chaque année en France, générant 32 000 tonnes de déchets plastiques dont seulement 1% sont recyclés.

De cette volonté est née la CleanCup : première machine au monde qui permet de distribuer, collecter et laver sur place des verres réutilisables. L’objectif : supprimer l’usage des gobelets jetables dans les campus, entreprises et collectivités et ainsi améliorer la façon de boire dans ces organisations.



"La consigne des verres sur divers événements, comme les festivals, m’a donné l’idée de repenser l’usage du produit", précise Eléonore Blondeau, fondatrice de la start-up lyonnaise Ced’in à l’initiative de l’invention.

En insérant 1 € de caution, dans la machine, qui se présente sous la forme d’un distributeur à eau, l'utilisateur récupère un verre qu'il peut ensuite remplir directement à la fontaine à eau intégrée, ou à la machine à thé ou à café. Une fois vidé, le verre est replacé dans le distributeur qui le lave et l’utilisateur récupère sa caution.

"Qualitatifs, robustes et isothermiques", les 200 verres disponibles dans une machine CleanCup ont un aspect comparable à celui des biberons pour enfants et sont également personnalisables à souhait. La machine, quant à elle, est louée pour un prix variant de 250 à 450 euros par mois, selon la durée d’engagement et le nombre de CleanCups commandées par une même organisation.

Pratique et écologique

 

Fabriquée en France, en région Auvergne-Rhône-Alpes, la CleanCup est entièrement éco-conçue, de façon à réduire au maximum la consommation d’eau, d’énergie et de détergent nécessaires à laver les verres.

"Alors qu’il faut compter environ 1,5 litre d’eau pour laver un mug ou une tasse à la main, la consommation d’eau nécessaire pour nettoyer un verre en CleanCup ne représente que quelques centilitres", détaille Eléonore.

En amont de la location, Ced’in se propose de réaliser un diagnostic d’impact écologique pour évaluer la démarche à mettre en place et déterminer le nombre de machines qu’il est pertinent d’installer selon la taille de la structure, le nombre d’utilisateurs et la consommation d’eau. Elle assure ensuite un suivi personnalisé avec des outils de maintenance à distance, ainsi que des outils de communication et de sensibilisation pour valoriser l’initiative en organisation.

16 prix reçus en une année

 

Incubée à Bel Air Camp, la start-up lyonnaise fondée en 2016 a déjà équipé de deux CleanCups son incubateur et la SNCF.

Vingt autres machines seront mises en service dans le courant de l’année 2018 notamment par la métropole de Lyon, la SNCF et Adecco.

Actuellement en levée de fonds, Ced’in ambitionne de lever 1,5 million d’euros pour accélérer le processus de pré-industrialisation de la CleanCup, et étoffer son équipe, aujourd’hui composée de six salariés, en recrutant deux nouvelles personnes.



Par ailleurs, la réglementation, inscrite dans la Loi de Transition énergétique, qui interdira en 2020 l’usage des gobelets en plastique s’annonce de bon augure pour la jeune start-up. Eleonore ambitionne déjà de s’imposer sur le marché européen dès 2020 et pourquoi pas de s’étendre par la suite au secteur de l'événementiel.

Récompensée à la fois pour son volet écologique, innovation et design, la CleanCup s’est vue décernée 16 prix entre 2016 et 2017, dont celui du Circular Challenge - organisé par Citeo - il y a tout juste quelques mois. De quoi conforter Eléonore dans son projet de "changer la façon de boire dans les organisations en faisant le choix d’un avenir durable".

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