Plast'if : la startup qui vous permet d'imprimer votre fauteuil au boulot

Plast'if : la startup qui vous permet d'imprimer votre fauteuil au boulot

Présentée au grand public à l'occasion du Hacking de l'Hôtel de Ville, le 16 mars dernier, la machine Plast'if permet aux employés en entreprise d'imprimer en 3D de nouveaux produits à partir de leurs déchets plastiques.

Parmi les 1 100 startups conviées à la 4e édition du Hacking de l’Hôtel de Ville, rendez-vous dédié aux innovations de demain dans tous les secteurs, la jeune pousse Plast’if investissait ce vendredi 16 mars les salons de l’Hôtel de Ville de Paris pour présenter sa machine homonyme.

Fondée il y a tout juste un an par Cassandra Delage, jeune entrepreneure diplômée de l’université McGill (Montréal) et de HEC Paris, et son équipe d'ingénieurs, la startup propose aux entreprises de recycler les déchets plastiques de leurs salariés pour en fabriquer de nouveaux objets utiles, imprimés sur place en 3D.

"L’idée de départ, c’est de transformer la perception du recyclage en démontrant de façon concrète que le plastique est une ressource et non un déchet, tout en mobilisant les salariés autour d’un projet motivant et ambitieux", raconte Cassandra Delage. Pour ce faire, la machine Plast’if permet aux salariés d’entreprises d’imprimer en 3D, à partir des déchets plastiques qu’ils auront collectés, de nouveaux objets.

Supports, tabouret ou rampe de fauteuil roulant

 

Les objets disponibles - une trentaine à ce jour, mais la liste s’allonge - sont référencés dans un catalogue accessible via l’écran tactile intégré à la machine. Ils se divisent en 3 catégories : les objets pour l’employé (support d’ordinateur ou protection pour téléphone), les objets imprimés en équipe afin de créer du "team building" (chaise, tabouret et autres meubles) et les objets utiles à la communauté, que Plast’if développe en partenariat avec des associations comme Jaccede ou Enable (lunettes de vue, prothèse, rampe pour fauteuil roulant).



Une fois le plastique inséré dans la machine, il est alors trié, broyé puis transformé en filaments qui sont ensuite réutilisés par l’imprimante 3D pour la confection de nouveaux produits. Le temps d’impression varie de 30 minutes à 3 heures. "Le processus est simple et complet et ne nécessite aucune connaissance en plastique ni compétence en impression 3D", précise la fondatrice de Plast’if.

Intégrer le salarié au coeur de la stratégie RSE

 

"Aujourd’hui, les gens cherchent à s’épanouir dans un travail qui a du sens pour eux, à cultiver leur sentiment d’appartenance en entreprise et à partager les valeurs auxquelles ils adhèrent", poursuit Cassandra. En intégrant l’employé au coeur de la stratégie RSE de son entreprise, Plast’if entend démocratiser le recyclage collectif.

Les employés sont incités à recycler car leur action est doublement valorisée : la machine comptabilise les déchets et permet un suivi de l’amélioration, démontrant que chaque action de recyclage a un impact, et l’employé gagne directement un résultat de son action sous la forme d’un nouvel objet.

Pour l’heure, Plast’if loue ses machines, entièrement fabriquées en France, à de grands groupes dans divers secteurs (transport, voyages, télécommunications) mais également à des mairies, avec l’ambition pour demain de démocratiser le recyclage à grande échelle, en cultivant l’idée de "plus recycler mais aussi mieux recycler".

Plast'if participe au concours La Fabrique Aviva, qui récompense les idées entrepreneuriales à la fois utiles et innovantes. Pour soutenir Plast'if, c'est par ICI et jusqu'au 10 avril. 

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