Avec ces platerformes, manger local n'aura plus de secret pour vous

Avec ces platerformes, manger local n'aura plus de secret pour vous

Exit les produits importés et vive la ferme ? De plus en plus de Français souhaitent manger local. Oui, mais pas si facile... Socialter a glissé dans son panier quelques pistes afin de vous aider à devenir un peu plus locavore.

Les carottes ou les pommes du verger du coin… Les consommateurs veulent de plus en plus savoir ce qu’il y a dans leur assiette. Et privilégient, par exemple, l’achat de produits locaux. Selon une étude Viavoice (novembre 2015), plus de 9 Français sur 10 en consomment déjà et 6 personnes sur 10 déclarent être prêtes à changer de lieu d’achat pour s’approvisionner près de chez elles en produits régionaux « made in France ». Alors comment trouver le paysan qui exerce non loin de son domicile ?

#1 Les cartes de bonnes adresses

Bouleverser son comportement alimentaire et devenir locavore, c’est possible. Encore faut-il dénicher les bons spots. Depuis quelques années, des cartes participatives sont mises à jour sur internet pour localiser les producteurs et initiatives à côté de chez soi.

YesWeGreen

Édité par Green Raid, ce site répertorie près de 1 800 adresses pour consommer local grâce à une communauté de plus de 3 200 membres. On y trouve des restaurants, des boutiques de produits alimentaires ou non alimentaires, ou encore des ateliers de réparation.

www.greenraid.fr

Les Colibris

Le mouvement, initié par le pionnier de l’agriculture écologique et philosophe Pierre Rabhi, répertorie AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), épiceries vertes ou autres enseignes Biocoop du coin. Plus de 10 000 endroits sont recensés à ce jour par plus de 1 000 membres.

www.colibris-lemouvement.org/passer-a-laction/carte-pres-chez-vous

France Bleu

Le réseau des radios locales publiques françaises propose aux internautes une carte interactive pour repérer les adresses des éleveurs, des maraîchers, des apiculteurs à proximité. On y trouve donc davantage de lieux en dehors des grandes villes.

www.francebleu.fr

Le potiron

Cette plateforme propose à des producteurs de vendre ou donner des surplus de production. Les consommateurs choisissent sur une carte interactive le jardin où ils passent commande, et récupèrent ensuite leurs produits directement chez les producteurs.  

www.lepotiron.fr 

 

#2 L’alliance entre consommateurs et producteurs

Vous voulez savoir comment ont poussé les légumes que vous consommez ? Première option : accompagner un producteur tout au long des saisons. Depuis 1991, les Jardins de Cocagne, proposent des paniers de légumes à ses quelque 20 000 adhérents. Les consommateurs membres s’engagent pour quelques mois avec un ou plusieurs maraîchers. Ce dernier leur remet 5 à 6 types de légumes bio par semaine. La promesse : que chaque adhérent goûte au moins une variété méconnue sortie de terre (presque) en bas de chez lui. Vingt-cinq ans après la création du premier « jardin », l’association en compte désormais une centaine. Les Jardins de Cocagne sont également partis à la conquête d’autres pays, comme la Roumanie. Et les emplois sont au rendez-vous : 700 salariés permanents et environ 4 000 personnes, écartées du marché de l’emploi, en réinsertion. Devenez locavores solidaires.

www.reseaucocagne.asso.fr

Autre solution bien connue, les AMAP. Elles essaiment un peu partout, y compris dans la capitale, depuis que Daniel Vuillon, maraîcher toulonnais, a créé la première association du genre en 2001. Seize ans plus tard, « 7 000 producteurs commercialisent une partie ou la totalité de leur production avec ce concept, qui participe à l’alimentation de 2 millions de personnes », estime-t-il. Les citoyens accompagnent les agriculteurs dans la durée et ces derniers leur apportent des produits frais, de saison.

www.reseau-amap.org


#3 Vente en ligne, vente directe

La bonne vieille méthode fonctionne encore : pour récupérer fruits et légumes, viande et œufs, il est toujours possible d’acheter directement auprès des producteurs. Certains agriculteurs créent ainsi des « drive-fermiers » où les consommateurs viennent chercher leur commande.

Drive-fermiers.fr

Lancé par Éric Lesage, le fondateur d’une Ruche qui dit Oui ! dans le Nord et celui d’un drive-fermier à Roubaix, ce site regroupe plus de 200 drive.

www.drive-fermiers.fr 

Drive-fermier.fr (sans s)

Propose le même service (86 points de retrait). Le site est édité par la marque Bienvenue à la ferme, un réseau qui regroupe 8 000 producteurs locaux.

www.drive-fermier.fr 

Bienvenue à la ferme

Propose aussi un site web qui dénombre les marchés à venir de produits fermiers, de terroir.

www.bienvenue-a-la-ferme.com 

Magasin de producteurs

Certains agriculteurs se rassemblent et ouvrent des boutiques pour vendre leurs produits. Ils sont souvent réunis en collectif. Selon l’équipe de Bienvenue à la ferme, il en existe actuellement plus de 300 en France. Un annuaire en ligne, Magasin de producteurs.fr, les recense. Certains magasins font partie de Bienvenue à la ferme, d’autres sont issus du réseau associatif Terre d’envies, prônant également les points de vente collectifs.

www.magasin-de-producteurs.fr

Assocition Kreiz Breizh terre paysanne 

Une vingtaine de paysans bretons se sont réunis autour de cette association. Les clients récupèrent directement leurs achats de fruits, légumes, viandes ou autres confitures directement dans une ferme dépôt après avoir passé commande sur le site. 

www.kbtp.fr 


#4 Un petit panier de légumes pour la route ?

D’autres plateformes permettent d’acheter en ligne. L’une des plus connues ? La Ruche qui dit Oui ! Depuis l’ouverture de la première ruche en 2011, le réseau s’est bien agrandi. Il est même présent dans 8 pays d’Europe. Pour développer le concept, plusieurs investisseurs comme Xavier Niel (Iliad), Christophe Duhamel (Marmiton.org) ou encore Marc Simoncini (Meetic) ont mis au pot de la start-up. Son mode d’emploi : commandez en ligne, rendez-vous dans l’une des 700 ruches (parfois tenue par un auto-entrepreneur financé par la structure), récupérez vos courses.

laruchequiditoui.fr

D’autres acteurs se lancent sur ce créneau, souvent à l’échelle d’une ville ou d’une région. À Paris, par exemple, Kelbongoo! permet de récupérer ses courses commandées quelques jours auparavant. Les produits (légumes, fruits, boissons, fromages, viande) proviennent de fermes de Picardie, à moins de 250 kilomètres de la capitale. L’entreprise, qui gère 600 commandes par semaine, s’apprête à ouvrir deux autres locaux d’ici la fin 2017.

kelbongoo.com

Depuis 2014, Le Comptoir Local propose, lui, aux franciliens tous types de produits… d’Île-de-France (alimentaires ou non). Différence avec Kelbongoo! : son équipe livre les commandes à domicile (livraison gratuite à partir de 60 euros d’achat), soit quelque 300 chaque semaine. Point commun : les producteurs partenaires des deux structures décident du prix de leurs produits – auquel il faut ajouter une marge (20 à 30 % du prix).

www.lecomptoirlocal.fr

Locavor.fr

Voici une plateforme qui permet aux consommateurs de rejoindre une communauté locavore destinée à simplifier les achats de produits locaux. Il existe un peu plus de 50 points de distribution de produits locaux en France. Une partie de la somme est dédiée au gérant local ainsi qu’à la plateforme, mais un peu plus de 80 % du prix revient au producteur.

www.locavor.fr

Péligourmet

"Le covoiturage des produits régionaux". Cette platefrome met en relation uniquement des consommateurs. Ils proposent sur le site des produits régionaux qu'ils ont eux-mêmes achetés lors de séjours aux quatre coins de la France. Les acheteurs passent commande puis récupèrent leurs produits dans des points relais.

www.peligourmet.com

Vous avez une envie de dernière minute ? AuBoutDuChamp est un réseau de boutiques qui vous proposent des produits bio en provenance directe des producteurs, récoltés le jour-même à moins de 100 kilomètres de chez vous. Le concept – avec 5 premiers points de vente dans les quartiers branchés de la capitale – devrait faire des petits.

www.auboutduchamp.com

Cet article a été publié précédemment dans le numéro 21 de Socialter, toujours disponible sur notre site.

Photos : lepotiron.fr, locavor.fr, drive-fermier.fr, amap-tarnos.fr

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