[Vidéo] Une structure burkinabée transforme le quotidien des vidangeurs

[Vidéo] Une structure burkinabée transforme le quotidien des vidangeurs

Le Burkinabé Alidou Bandé a décidé de fonder la structure ABASE, face à la situation difficile des vidangeurs manuels de Ouagadougou. Une profession marginalisée, dont il essaie de changer l'image et les conditions de travail.

A Ouagadougou, au Burkina Faso, peu d’habitants ont les moyens de s’offrir les services d’un camion pour vidanger leur fosse septique. Quand la fosse est pleine, ils doivent alors faire appel aux vidangeurs manuels : des “hommes de l’ombre” qui travaillent souvent la nuit pour éviter les regards méprisants de la population. Pas de protection, pas de vaccination : ils se jettent littéralement dans les fosses pour en extraire les boues de vidanges.


Des risques sanitaires auxquels viennent s’ajouter une précarité économique : le travail des vidangeurs manuels ne leur rapporte pas beaucoup, ce métier étant complètement dénué de valeur aux yeux des burkinabés. Ils seraient plus de 200 à Ouagadougou, selon les estimations. Face à cette situation, le Burkinabé Alidou Bandé a décidé de fonder une association. 

En discutant avec les vidangeurs, Alidou Bandé tente de comprendre ce qui pourrait les aider à être reconnus et à pratiquer leur métier dans de meilleures conditions. Il démarche alors de nombreuses structures, notamment le Réseau Projection, réseau de jeunes professionnels dans les services urbains, qui va lui venir en aide.



Ensemble, ils décident de changer progressivement le regard de la population sur ce métier. Par l’achat de 2 motos-tricycles, la prise en charge d’équipements complets et la vaccination de 10 vidangeurs, ils lancent peu à peu l’activité. Une approche qui a fait ses preuves : la situation des 24 vidangeurs manuels aujourd’hui membres d’ABASE a bien changé. Mieux perçus notamment grâce au matériel qui a crédibilisé leurs activités, fiers de faire leur travail en journée, vaccinés et protégés dans leur travail, ils gagnent plus d’argent.

Maxime Delacourt et Simon Chaillou, étudiants ingénieurs de Grenoble, sont partis 5 mois en Afrique de l'Ouest à la rencontre d'entrepreneurs sociaux inspirants pour partager leurs solutions et leur histoire avec les étudiants africains. Ainsi, l'équipe de Ricochets réalise des supports de cours et des ateliers à destination des écoles d'ingénieur et de commerce partenaires  dans la région. 

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