Panneaux solaires DIY: quand produire sa propre énergie devient possible

Panneaux solaires DIY: quand produire sa propre énergie devient possible

La part d'énergie solaire dans la production nationale a chuté de plus de 35% en 2016. Pourtant, atteindre l'autosuffisance énergétique et construire ses panneaux solaires soi-même est désormais possible. Des start-up encouragent cette indépendance, à l'image de Sunberry, producteur de panneaux solaires thermiques et intelligents.

Et si installer des panneaux solaires devenait plus simple, moins cher et possible à faire soi-même? C’est le pari de Sunberry, une start-up qui propose de fabriquer ses panneaux solaires avec des matériaux abordables, et facilement accessibles.

La France, mauvaise élève de l’énergie solaire

En France, l’énergie solaire ne couvre que 2% des besoins en électricité. C’est peu par rapport à d’autres pays européens. En Allemagne, par exemple, leader européen du secteur, ce chiffre était de plus de 6% en 2016. Chez nous, cette part était même en nette diminution en 2016. Selon le think tank France Territoire Solaire, l’année 2016 a été “la pire des années jamais observée” en termes d’énergie solaire. Les installations de panneaux photovoltaïques ont baissé de 35% par rapport à 2015 et la filière a couvert 1,6% de la production nationale d’électricité en 2016.



Pourtant, l’investissement sur le long terme a de quoi séduire : un kilowatt d’électricité produit par panneau solaire coûte environ 10 centimes d’euro, alors que le kilowatt vendu par EDF se situe aux alentours de 15 centimes.

Les panneaux Sunberry sont des panneaux solaires thermiques qui utilisent les rayons solaires pour chauffer l’eau, à l’inverse des panneaux photovoltaïques qui, eux, transforment directement l'énergie solaire en électricité. Ces derniers coûtent beaucoup plus cher, récupère seulement 10% de la chaleur en la transformant en électricité, et sont pourtant l’installation d’énergie solaire la plus répandue en France.

Des installations accessibles

Coût de l’opération pour un panneau Sunberry ? 40 euros en moyenne par panneau et 3 heures pour le fabriquer. Selon la start-up, un panneau de 2,6 m2 produit une puissance d’environ 1500 watts et permet de produire plus de 100 litres d’eau chaude par journée ensoleillée, soit l’équivalent de deux douches de trois minutes. Pour produire 1500 watts avec un panneau photovoltaïque, il doit mesurer 15 m2, soit une surface cinq fois plus grande pour la même production énergétique. Les panneaux Sunberry impliquent donc un gain de place mais aussi d’argent particulièrement attractif, un avantage dont la start-up est bien consciente.

Le consommateur souscrit à un abonnement mensuel pour pouvoir profiter de mises à jour de l’application ainsi qu’à des kits à prix fixes qui lui donnent accès à la liste du matériel pour construire le panneau solaire, des plans et des vidéos explicatives pour le monter, et l’application sunberry, pour pouvoir suivre en direct l’énergie produite. Les panneaux peuvent être branchés sur des radiateurs, des chaudières ou même sur la buse de sortie d’une piscine.

Perfectionner le système

Pour l’instant, impossible de brancher directement un panneau Sunberry sur une installation de chauffage traditionnelle. Il faut le relier à un radiateur à eau pour que l’eau chaude puisse arriver dans la pièce. Pour répondre à la demande grandissante de ses clients qui souhaitent pouvoir brancher ces panneaux sur leur installation existante, Sunberry lance actuellement une campagne de financement participatif. Autre limite à l’innovation : ceux qui habitent en immeuble ne peuvent pas installer ces panneaux, sauf s’ils disposent d’un balcon sur lequel poser un panneau.

En ce qui concerne le paysage Français, la filière solaire thermique ne permet pour l’instant que de produire une infime part de l’énergie renouvelable en France. En 2013, cette part était de 0,4%, mais les acteurs du secteur de l’énergie solaire restent confiants. Ils prédisent un rebond du photovoltaïque grâce à la stabilisation des règles autour des installations mais aussi grâce au développement de l’autoconsommation.

 

 

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