La Fabrik à Déclik : un réservoir à projets citoyen basé sur l'entreprenariat collectif

La Fabrik à Déclik : un réservoir à projets citoyen basé sur l'entreprenariat collectif

La rencontre entre professionnels du terrain (élus politiques, entrepreneurs, chercheurs) et citoyens curieux mène parfois à des projets inédits: à 28 ans seulement, Lucie, étudiante en Sciences de l'environnement, a créé une association pour valoriser les travailleurs du bâtiment devenus invalides.

Depuis 2 ans, l’association Osons Ici et Maintenant s’est lancée le pari de permettre à la nouvelle génération de créer le monde de demain. Fondée par un couple de passionnés, l’association surfe sur la vague de l’économie sociale et solidaire en proposant plusieurs types d’ateliers. Parmi eux, la Fabrik à Déclik, ouverte à tous les curieux de 16 à 35 ans, se décline sur 3 jours de rencontres, de débats, de conférences et d’animations. Le but? Permettre aux jeunes participants de se frotter à l’expertise d’entrepreneurs sociaux, de journalistes ou d’élus politiques pour faire émerger des idées, puis les concrétiser.

Une idée québécoise qui a déjà fait ses preuves.

C’est après 3 années passées à Montréal qu’Olivier s’est rendu compte du retard de la France à propos de l’implication de la jeune génération dans la prise de décision de la société civile. Le couple a souhaité inverser la tendance et offrir la parole à ceux à qui on ne la donnait plus. L’idée, née au Canada, a déjà fait ses preuves et inspiré l’École d’Été québécoise. C’est au tour de la Fabrik à Déclik, leur homologue français, de faire surgir les idées citoyennes de demain.

À Montréal, plus de 8 jeunes sur 10 ont poursuivi leur engagement à l’issue d’un séjour à l’École d’Été de l’Institut du Nouveau Monde. En place depuis bientôt 15 ans, la force du projet repose dans l’implication d’acteurs internationaux et le soutien d’institutions gouvernementales. Cette implication nationale permet même de faire venir des minorités ou des populations autochtones en proposant des bourses de mobilité pour permettre à n’importe qui de participer, sans conditions de revenu. L’entrain généré au Québec est encourageant pour inciter nos institutions françaises à faire de même. C’est cet optimisme naturel dont font preuve les québécois que Olivier et Soizic ont voulu importer jusqu’ici.

Que ce soit à Montréal ou lors des Fabrik à Déclik, les jeunes participants du festival citoyen sont invités à réfléchir à des solutions pour répondre à des problèmes sociétaux ou environnementaux. Avec seulement deux éditions à son actif, la Fabrik à Déclik a déjà vu plus d’une dizaine de projets se réaliser au cours du stage Katapult –la continuité logique de la Fabrik à Déclik. Parmi eux, “CodeChaplin” cherche à redonner l’envie d’apprendre aux jeunes en difficulté scolaire. “À Part Entière” design des vêtements pour les personnes à mobilité réduite et favorise ainsi leur insertion dans la société. Accompagnement, énergie, commerce, artisanat ou information, les domaines sont larges et les projets souhaitent s’inscrire dans la durée.

Des projets qui avancent grâce à des intervenants éclectiques

Ils sont journalistes, sportifs, universitaires… ou même élus! Mais la Fabrik à Déclik se revendique complètement apolitique. Parmi les intervenants des précédentes éditions, on peut citer Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux, la députée Michèle Delaunay, ou encore Stephan de Faÿ, le PDG d’Euratlantique, et Jean-Louis Chaussade, directeur général de de Suez Environnement. En rassemblant des forces venus de tous horizons, Soizic et Olivier veulent confronter les participants aux réalités du terrain et à l’expertise d’acteurs déjà engagés. Ainsi, ils espèrent construire des projets durables adaptés aux besoins du territoire sur lequel il s’inscrit, à l’échelle d’une ville ou d’une commune.

      “Nos différences sont une richesse, toute opinion doit pouvoir être entendue”.

Outre un accompagnement personnalisé des participants, c’est un véritable centre de ressources regroupant des idées, des personnalités et des opportunités qu’Olivier et Soizic souhaitent créer. Avec deux antennes à Lyon et à Bordeaux, l’association a déjà été contactée par plusieurs autres villes métropolitaines intéressées par le festival. Paris, Marseille ou Aix-en-Provence sont pour l’instant les principales villes à vouloir exporter le concept de la Fabrik à Déclik sur leur territoire.

Avec seulement 100 places pour la première édition, la Fabrik à Déclik a pu accueillir 400 participants en 2016. Cette année, forte de son succès, la Fabrik propose d’accueillir 650 participants, répartis sur les villes de Lyon et Bordeaux. La Fabrik à Déclik de Lyon aura lieu du 7 au 10 juin 2017, pour s'inscrire, cliquez ici! Les inscriptions pour l'édition bordelaise, du 20 au 23 juin, se passent ici

 

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