Se battre pour une meilleure hygiène... de l'attention

Se battre pour une meilleure hygiène... de l'attention

70% des Français vérifient leur messagerie toutes les 5 minutes. Près d'un tiers se sent angoissé sans son smartphone. Pour son nouveau numéro, l'équipe de Socialter a enquêté sur ces applis qui "nous volent notre temps".

Jamais nous n’avons été autant sollicités quotidiennement : SMS, e-mails, messages instantanés, notifications, accusés de réception, posts, tweets, push en tout genre... À coup de scrolling, de swipe, de clics et de lectures automatiques, nous ingérons une quantité exponentielle d’informations. Certains errent des heures sur les réseaux, jonglant d’une tâche à l’autre au fil des stimuli. 70 % des Français vérifient leur messagerie toutes les 5 minutes et près d’un tiers se sent angoissé sans son smartphone. Serions-nous tous devenus subitement accros à nos écrans ?

Derrière cette nouvelle forme d’addiction se cache en fait une guerre : celle de l’attention. Elle n’est pas neuve, mais atteint aujourd’hui des sommets avec les entreprises de la Silicon Valley se battant pour capter notre temps. Le cœur de leur business ? Notre "engagement" continu et répété sur les plateformes. Et tous les moyens sont bons pour orienter nos choix, avec des techniques dignes des meilleurs casinos. Sous couvert de plaisir et de partage, serions-nous en train de nous faire voler des milliers d’heures de nos vies ?

Des voix s’élèvent déjà : des experts, des psys, des journalistes… mais aussi des ingénieurs ayant eux-mêmes contribué à façonner ce "design persuasif"
 loin de l’idéal des pères fondateurs du web. Ces repentis de la Silicon Valley veulent changer le système et enclencher une prise de conscience. Ils en appellent à des applis plus "éthiques", qui respecteraient mieux notre temps et notre libre arbitre. Mais aussi à l’éducation – les plus jeunes étant les plus affectés par l’hyperconnexion – et au débat. Une chose est sûre, l’écologie de l’attention est un sujet qui mérite une beaucoup plus grande attention.


Le sommaire du numéro 21 à lire ici. 


En kiosque dès le 8 février. 


 

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