L'entrepreneuriat social, mal connu mais de mieux en mieux perçu

L'entrepreneuriat social, mal connu mais de mieux en mieux perçu

Ce secteur en développement est considéré comme un réel facteur d'innovation, utile dans la résolution des problèmes sociaux et environnementaux par un tiers des personnes interrogées. Mais il gagne encore à être connu : ce terme n'est familier que pour 37% des Français.

L’entrepreneuriat social se porte bien en France. De plus en plus connu du grand public, il est en plus très bien perçu : un tiers des Français considère les entrepreneurs sociaux comme les acteurs les plus innovants dans la résolution des problèmes sociaux et environnementaux. C’est ce que révèle le baromètre de l’Entrepreneuriat Social 2017, publié par Convergences en partenariat avec KPMG, Ashoka, le Mouves, OpinionWay, France Active, BNP Paribas et la Fondation Chanel.

Un secteur très bien perçu

Plus de la moitié des Français (61%) connaissent le terme “économie sociale et solidaire” (ESS). L’entrepreneuriat social –défini dans le baromètre comme une manière d’entreprendre qui place l’efficacité économique au service de l’intérêt général– est un concept moins familier pour les Français, mais de plus en plus connu. En 2008, seul 15% du public en avait déjà entendu parler, alors qu’aujourd’hui, ils sont 37%. Le secteur est d’ailleurs plutôt attractif auprès des jeunes. 59% des 18-24 ans sont attirés par l’ESS pour y travailler et 45% d’entre eux aimeraient même lancer leur activité.

Au-delà d’une popularité grandissante, l’économie sociale est de plus en plus perçu comme un territoire de renouveau : un tiers des Français considère les entrepreneurs sociaux comme des acteurs d’innovation. Mais la perception des priorités sociétales diffère entre le grand public et les entrepreneurs sociaux. Selon les premiers, les problèmes les plus urgents à résoudre sont le chômage (54%) et la sécurité (32%) alors que les acteurs de l’innovation sociale considèrent que les efforts doivent porter en priorité sur le changement climatique (44%) et la cohésion sociale (43%).

Confiance en l’avenir avec l’ESS

Par ailleurs, les entrepreneurs sociaux interrogés ont, en grande majorité (93%), confiance en l’avenir et aux perspectives de développement du secteur en France. Leurs seules réserves concernent le manque de moyens financiers (43% d’entre eux le considère comme leur principal frein). Précédant ainsi le manque de partenariats avec des entreprises classiques pour 27% des entrepreneurs sociaux interrogés.

Quant à savoir si leurs activités sont réellement utiles pour la société, ces acteurs de l’innovation sociétale sont plutôt satisfaits. Plus de la moitié des entrepreneurs sociaux (57%) ont le sentiment de disposer des outils nécessaires pour mesurer l’impact social de leur activité.


 

 

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