Quand l'ONU fait du

Quand l'ONU fait du "crowdsourcing"

Pour améliorer son action sur le terrain, l'Agence pour les réfugiés des Nations Unies s'est lancée dans le crowdsourcing. Elle fait participer ses salariés, des universitaires, des partenaires et ses bénéficiaires eux-mêmes pour trouver des solutions.

Pour améliorer son aide aux réfugiés (10,5 millions dans le monde), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) innove en se lançant dans le crowdsourcing. Plutôt que d’organiser un énième audit, l’organisation d’aide humanitaire a fait équipe avec la firme de technologie Spigit pour créer une plateforme collaborative en ligne.

Baptisée “UNHCR Ideas”, l’initiative du HCR permet au personnel de l’agence (150 salariés), aux réfugiés eux-mêmes, aux universitaires et aux partenaires de mettre en commun leurs idées pour trouver des solutions à des problèmes fréquents. Tous sont ainsi mobilisés et planchent sur la meilleure façon d’améliorer l’accès aux services de l’agence.

Le premier “brainstorming” proposé en août pendant 6 semaines a eu pour but d’améliorer l'accès à l'information et aux services de l’agence pour les réfugiés des zones urbaines. L'idée gagnante sera mise en oeuvre dans le cadre d'un projet pilote en 2014. Pour l’instant, la majeure partie des 300 participants du HCR a donné des conseils (une centaine) sur les services de l’agence en Éthiopie, au Kenya et en Inde.

Une partie du processus de “UNHCR Ideas” comporte aussi des discussions vidéos sur Internet (Hangouts Google) avec les parties prenantes à travers le monde, pendant lesquelles ils partagent des idées et des suggestions.




Démocratie participative

“UNHCR Ideas va aider notre organisation à exploiter pleinement l’expérience, l’expertise et les connaissances de notre personnel, de nos partenaires et de nos bénéficiaires”, se réjouit T. Alexander Aleinikoff, Haut Commissaire adjoint du HCR sur la page officielle Facebook de l’agence. Bénéfices directs : en faisant part de leurs suggestions, les salariés et partenaires se sentent plus impliqués dans le processus de l’agence.

Communiquer et rester connecté avec les réfugiés à travers le monde “reste un défi majeur dans nombre de nos opérations. J’espère que UNHCR Ideas encouragera chacun d’entre nous à réfléchir de façon constructive et créative sur ce que nous faisons quotidiennement”, ajoute-t-il.

« Nous espérons que ce projet permettra aux réfugiés de se faire entendre, car ce sont très souvent eux qui détiennent les solutions. Nous tentons de renforcer leur autonomie et leur indépendance pour améliorer leur dignité », note de son côté Olivier DelaRue, chef des innovations au sein du HCR.

 

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