Le financement participatif au féminin

Le financement participatif au féminin

Chaque semaine, nous sélectionnons une initiative innovante. Aujourd'hui, découvrez MyAnnona, plateforme de financement participatif à destination d'initiatives portées par des femmes. En France, plusieurs entrepreneures cherchent à concrétiser leur projet, mais les obstacles sont encore nombreux.

À mesure que le crowdfunding se développe, des plateformes de plus en plus spécialisées émergent. Après des sites comme Citizencase, reservé à la justice environnementale, ou encore Lendopolis, plateforme d’emprunt pour les TPE et PME, est née la start-up MyAnnona. Son crédo : s’adresser aux femmes entrepreneures à la recherche de financement en vue de monter leur projet. Quelle que soit la nature des structures concernées – associations, commerces ou entreprises –, il s’agit de promouvoir « l'égalité des sexes ou des intérêts des hommes et des femmes, de façon à rééquilibrer la présence de la femme dans l'économie », renseigne la société. À noter que les hommes ont le droit, eux aussi, de déposer leur projet « dans la mesure où il est cofondé par une femme », explique le site. Et pour réaliser un départ réussi, MyAnnona lance sur sa propre plateforme un appel aux dons.

 

 

L’idée de MyAnnona vient d’une entrepreneure française, Beryl Bès. Salariée pendant plusieurs années dans le secteur de la banque et de l’assurance, puis fondatrice de son propre cabinet de conseil il y a 5 ans, elle s’est peu à peu rapprochée « des réseaux économiques féminins et a pris conscience des freins persistants au développement de l'entreprenariat féminin », confie-t-elle sur sa page LinkedIn. En 2013, 30 % des créateurs d’entreprises en France sont des femmes. Un chiffre qui stagne depuis plusieurs années, selon Les Échos. D’autant que de nombreuses femmes souhaitent franchir le pas. Parmi les difficultés évoquées, celle concernant le volet financier : en effet, quand elles montent leur structure, les femmes ne bénéficient pas d’un capital très important ; un tiers d’entre elles commencent avec moins de 4 000 euros en poche. MyAnnona promet par conséquent un gros coup de pouce à la création d’entreprise. La start-up se permet même de rêver un peu sur son avenir. Ses objectifs : ouvrir une deuxième plateforme de prêt en 2015 et intégrer la prise de participation au capital d’entreprises en 2016.

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